À l’Assemblée nationale, le projet de loi n°13/2025 sur le statut et la protection des lanceurs d’alerte continue de faire débat. Au cœur des discussions : la prime financière destinée aux citoyens qui signalent des pratiques illicites.
Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a défendu le principe d’une récompense pouvant atteindre 10 % des sommes récupérées, tout en soulignant que cette prime ne serait versée que si les informations fournies permettent des résultats concrets, comme le démantèlement de fraudes ou le recouvrement de fonds publics.
Pour éviter toute dérive, le texte confie à l’organe national de lutte contre la corruption la mission d’ajuster le montant « de façon juste et raisonnable ». Des décrets préciseront par ailleurs les plafonds et conditions d’octroi, afin que le dispositif reste au service de l’intérêt général, sans encourager la « chasse aux primes ».

